Si vous n'avez pas la barre de navigation retour Page d'accueil cliquez ici

Quelques exemples de solutions internes à l'entreprise :

  1. Limiter la production de déchets à la source :

    l'utilisation de technologies propres  génère moins de déchets . Il existe des aides de la Région Wallonne pour investir dans ce type de technologies (cellule Technologies Propres de la DGRNE). 

    Un exemple dans le domaine du traitement de surface : la galvanisation génératrice de déchets acides (bains de décapage), peut être remplacée par la rilsanisation  qui consiste à grenailler à sec au lieu de décaper.

  2. La réutilisation :  

    certains déchets peuvent être réutilisés dans leur fonction d’origine. Un bon exemple est l’utilisation de déchets d’emballages (caisses cartons, big bags, fûts,…) pour le stockage d’autres déchets.

     

  3. Le recyclage interne :  

    il est possible de recycler différents déchets : par exemple les solvants peuvent être distillés sur place dans de petites  installations qui peuvent même être louées en "Leasing". L'avantage est double : moins d'achat de matières premières et surtout moins de déchets à éliminer. 

    Autre exemple dans le domaine du traitement de surface: le recyclage d'acide nitrique  utilisé pour le décapage de métaux . Au lieu d'éliminer 4000 tonnes par an d'acide nitrique contaminé en métaux dans un centre extérieur, une entreprise a investi dans un distillateur qui lui permet de récupérer plus de 80 % d'acide nitrique (économie de matières premières) et surtout de ramener la production  de boues à traiter à l'extérieur a de 4000 à 500 tonnes.

    Dernier exemple dans les fonderies, il est possible de recycler certains sables  au lieu de les éliminer .
  4. La valorisation énergétique :

    elle  ne peut s'envisager que dans des industries qui ont besoin de calories.

    Certains déchets peuvent alors devenir une source de combustible (des études de faisabilité peuvent être réalisées à faible coût par l’asbl Herbe de Gembloux).

    L’extension à des déchets extérieurs à l’entreprise est envisageable, mais en ne perdant pas de vue que si les déchets sont considérés comme dangereux , il faudra obtenir les autorisations et agréments nécessaires à cet effet. Les cimentiers qui ont un bilan énergétique positif (on les paye pour fournir leur énergie) est un exemple à suivre dans ce domaine

     

  5. L'élimination :  

    en fonction des quantités produites , il est parfois plus intéressant de traiter ses déchets dans ses propres installations. C'est très souvent le cas dans le domaine des traitement des eaux résiduaires. En effet , pourquoi  transporter de l'eau sur de longues distances quand des filières de traitement physico-chimique et biologique peuvent être développées sur place.

    Ces traitements généreront d'autres déchets comme des gâteaux de filtre presse ou de la biomasse, mais en quantité moins importante : une eau avec 3 % de matière sèche donnera par tonne d'eau traitée en physico-chimie moins de 100 kg de gâteaux de filtre presse, et, en traitement biologique , une eau avec une DCO de 10.000 mg O2/l donnera à peine 10 kg sec de biomasse par tonne d'eau traitée.  
  6. Le prétraitement

    avec des investissements moins importants que pour des installations d'élimination, il est possible de prétraiter les déchets pour diminuer les volumes à traiter.

     La décantation, la centrifugation, la concentration sur conteneurs drainant , le filtre presse mobile sont autant de techniques qui permettent de réduire les quantités à éliminer.

     Il existe également des techniques de concentration membranaire comme l'ultrafiltration , l'osmose inverse, sans oublier l'évaporation. 

    Les résines échangeuses d'ions peuvent également concentrer des métaux en solution.

  7. Le tri et le stockage : 

    on ne dira jamais assez qu'un bon tri est à la base d’économies importantes.

    A éviter dans tous les cas : des solvants chlorés dans de l'huile, des mélanges de déchets minéraux et organiques.

     Il faut éviter de générer des déchets difficiles à traiter : par exemple, un bois contaminé par du mercure, de l'arsenic  ou autres  métaux. Ce déchet sera refusé dans les filières de valorisation énergétique vu la présence de métaux et  très difficile à traiter dans une filière comme la solidification vu l'aspect physique. Il ne restera dès lors que  l'incinération spécialisée à des prix très élevés.

     Le stockage permet également d'avoir de plus grandes quantités pour optimiser les coûts de transport, et éviter les seuils de facturation minimum pour petites quantités.